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T'es black ?

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Orgazmo T'es black ?

Bavardages

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Ma mère aime se souvenir d'une petite aventure vécue dans mon enfance. Nous étions en vacance en Méditerranée et nous rentrions de la plage. Nous marchions côte à côte et moi, je devais avoir sept-huit ans, la tête baissée, mes petits yeux myopes rivés sur mes sandales, je parlais, je parlais, je parlais. Ma mère, comme à son habitude, n'écoutait pas. Elle subissait patiemment. Quand tout à coup ! le silence. Se retournant, elle m'aperçut par terre, la main sur le crâne. Je m'étais pris un panneau en béton, ce qui avait eu pour effet de me faire taire sur-le-champ. Ce fut, à l'en croire, un des plus grands fous rires de sa vie. Bien sûr, après m'être fait plaindre et consoler par ma grand-mère, je boudais toute la soirée. J'ai toujours aimé parler. J'ai toujours été loquace. D'ailleurs, aujourd'hui encore, je "n'écris pas", je consigne mes bavardages. Me lire c'est m'écouter radoter. Mon plus fidèle auditeur reste cependant ...

On se cache des choses

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Guerres et paix

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- Il n'y a rien de plus ennuyeux que la paix. Bien que personne ne souhaite aller en enfer, le paradis doit être intenable. Je me demande parfois si tout ces bonnes gens qui nous entourent ne souhaitent pas, secrètement, une bonne guerre, comme avant, bien affreuse, bien sanglante, tu vois ? Juste pour ressentir la troublante gaieté de la voir finir un jour. Un peu comme cette histoire du type qui portait des chaussures trop petites la journée, pour mieux goûter, le soir venu, le bonheur de les enlever... Rêver d'être oppressé, envahi, pour pouvoir enfin vivre la grande joie de la libération ! - C'est tellement vrai, ce que tu dis. C'est comme les gens de gauche, qui ronchonnent et qui luttent : Si demain le temps des Cerises arrivait, ils seraient tout désorientés, déboussolés. Soudain désoeuvrés, n'ayant plus rien à contester ni à dénoncer, ils se retrouveraient seuls face au grand vide du monde, de leur vie et de leur âme. Je peux t'assurer qu'ils détest...

Aventures à gogo

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Go to White Castle Super fiesta !

Le héros d'Eternia

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Appelle !

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Il n'y a pas d'amour heureux

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Il n'y a pas d'amour heureux La beauté Sur la grande roue  

Champagne !

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Champagne !

Matthiew

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Fonds de tiroirs

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C'était rigolo les petites annonces quand ça existait encore. J'aimais bien faire rire Elodie, qui vivait avec moi en cette lointaine époque, en interprétant celles du journal local de notre ville avec des voix tordues et caricaturales. Par exemple je prenais un ton de vieux bonhomme, qu'on imaginait hirsute, édenté et sale et je lançais : "Jeune Homme, 75 ans ! cherche p'tite pouliche bien roulée pour rodéo endiablé !" Elodie, bonne enfant, bon public et parfaite amie, éclatait alors de rire. * Les imbéciles, "qui se croient innocents mais qui sont en réalité les pires des ordures" comme aimait le répéter mon professeur, passent leur temps à vous juger et à vous condamner pour des crimes que vous n'avez pas commis. Par contre, si vous émettez, du bout des lèvres et de l'humour noir, la moindre remarque ou observation, sarcastique, drôle et bien sentie, sur leur conduite de brigands, de vauriens et de moins-que-rien, leur inimitié fanatique v...

Signé Rockatansky

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You know what ? I'm happy...

La connerie a encore de beaux jours devant elle

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Je me promène paisiblement sur mes réseaux sociaux, je surfe  sur le Web, comme on disait jadis - Qui disait ça ? pas moi en tout cas - et je lis, au hasard des algorithmes, la prose inepte de divers mongoliens de France qui sévissent là à tort et à travers. Ces joviaux représentants de nos verts pâturages, de notre fière province, tout autant que nos nobles élus  et peoples divers, ont tous dans leur besace un énorme paquet d'indignations à la con et de multiples  choses à dire . Ces fiers connards ont véritablement un avis sur tout et, fidèles à la décomplexion tous azimut inaugurée par le président Sarkozy en son temps, ils l'étalent, l'affichent, sans vergogne, pudeur ni retenue, devant mes yeux ébahis et encore surpris qu'autant de connerie puisse exister. 

Fatigue

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En ce moment, à chaque fois que je promène ma lassitude et mon spleen sur le tchat où j'ai mes habitudes et que je me prends à humer l'indigente mélasse intellectuelle des pauvres bougres présents, un ennui lourd de plusieurs tonnes me tombe dessus. Mes paupières se ferment, mon corps s'affaisse, mon esprit se brouille. Je souffre corporellement de l'ennui. En lieu et place de ma révolte habituelle, quand je me trouve face à trop de laideur et de bêtise, ne subsiste qu'un profond silence, un dégoût résigné, une amertume fade. Mes mots sont partis, ma colère et ma force aussi. Si ces joyeux imbéciles n'étaient que cons passerait peut-être encore mais ils sont, de surcroît, mauvais comme des teignes. Affreux, sales et méchants, comme dans le film de Scola. Ah, Dieu ! que cette populace me rebute... Le problème n'est pour autant pas résolu quand je quitte ce lieu infâme. Ma fatigue est un immense ciel où je m'égare tout à fait. Je dors debout, assis, couché...

Interlude

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Jordan Hawkins Plays Blues

Sexy Summer

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Last Summer

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Ripley amoureux

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Pleine saison à Las Colinas

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Playa Blanca

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Playa blanca. Les hirondelles Glissent dans l’air. Température. Fin de soirée, villégiature. Séjour en couple, Individuel. Playa Bianca. Les girandoles Enroulées sur le palmier mort S’allument, et la soirée décolle, les Allemandes traversent le décor. Playa Blanca comme une enclave Au milieu du monde qui souffre, Comme une enclave au bord du gouffre. Comme un lieu d’amour sans entrave. Fin de soirée. Les estivantes Prennent un deuxième apéritif Elles échangent des regards pensifs Remplis de douceur et d’attente. Playa Blanca, le lendemain, Quand les estivants se dévoilent. Seul au milieu des êtres humains, Je marche vers le club de voile. Playa Blanca. Les hirondelles Glissent au milieu de la nature. Dernier jour de villégiature, Transfert à partir de l’hôtel ; Lufthansa. Retour au réel. Michel Houellebecq