Elle but un gorgée de vodka et continua : "Quand je sortais encore dans les bars avec ma bande potes de l'époque, il y en avait un qui faisait toujours la tronche. Evidemment, moi, pauvre idiote romanesque, je craquais un peu pour lui. Un soir, c'était "karaoké" et ils passaient la chanson "Mourir d'aimer" que, joyeux, nous chantions à tue-tête et comme des casseroles avec les amis. Lui, à l'écart, nous regardait avec mépris. Il goûtait sans doute les paroles triste de cette mélodie et s'affligeait de notre stupide gaieté. J'eu honte, je l'avoue. Mais pas longtemps. Car le con c'était lui, pas nous. Son désespoir c'était du chiqué, de l'affectation, de la pose esthétisante. Il n'avait pas un supplément d'âme sur nous. C'était juste un malheureux qui ne savait pas qu'il y a un temps pour tout : un temps pour la gravité et un temps pour la joie. J'ai un petit coté "femme à l'ancienne" repri...