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On se cache des choses

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Guerres et paix

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- Il n'y a rien de plus ennuyeux que la paix. Bien que personne ne souhaite aller en enfer, le paradis doit être intenable. Je me demande parfois si tout ces bonnes gens qui nous entourent ne souhaitent pas, secrètement, une bonne guerre, comme avant, bien affreuse, bien sanglante, tu vois ? Juste pour ressentir la troublante gaieté de la voir finir un jour. Un peu comme cette histoire du type qui portait des chaussures trop petites la journée, pour mieux goûter, le soir venu, le bonheur de les enlever... Rêver d'être oppressé, envahi, pour pouvoir enfin vivre la grande joie de la libération ! - C'est tellement vrai, ce que tu dis. C'est comme les gens de gauche, qui ronchonnent et qui luttent : Si demain le temps des Cerises arrivait, ils seraient tout désorientés, déboussolés. Soudain désoeuvrés, n'ayant plus rien à contester ni à dénoncer, ils se retrouveraient seuls face au grand vide du monde, de leur vie et de leur âme. Je peux t'assurer qu'ils détest...

Aventures à gogo

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Go to White Castle Super fiesta !

Le héros d'Eternia

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Appelle !

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Il n'y a pas d'amour heureux

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Il n'y a pas d'amour heureux La beauté Sur la grande roue  

Champagne !

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Champagne !

Matthiew

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Fonds de tiroirs

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C'était rigolo les petites annonces quand ça existait encore. J'aimais bien faire rire Elodie, qui vivait avec moi en cette lointaine époque, en interprétant celles du journal local de notre ville avec des voix tordues et caricaturales. Par exemple je prenais un ton de vieux bonhomme, qu'on imaginait hirsute, édenté et sale et je lançais : "Jeune Homme, 75 ans ! cherche p'tite pouliche bien roulée pour rodéo endiablé !" Elodie, bonne enfant, bon public et parfaite amie, éclatait alors de rire. * Les imbéciles, "qui se croient innocents mais qui sont en réalité les pires des ordures" comme aimait le répéter mon professeur, passent leur temps à vous juger et à vous condamner pour des crimes que vous n'avez pas commis. Par contre, si vous émettez, du bout des lèvres et de l'humour noir, la moindre remarque ou observation, sarcastique, drôle et bien sentie, sur leur conduite de brigands, de vauriens et de moins-que-rien, leur inimitié fanatique v...

Signé Rockatansky

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You know what ? I'm happy...

La connerie a encore de beaux jours devant elle

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Je me promène paisiblement sur mes réseaux sociaux, je surfe  sur le Web, comme on disait jadis - Qui disait ça ? pas moi en tout cas - et je lis, au hasard des algorithmes, la prose inepte de divers mongoliens de France qui sévissent là à tort et à travers. Ces joviaux représentants de nos verts pâturages, de notre fière province, tout autant que nos nobles élus  et peoples divers, ont tous dans leur besace un énorme paquet d'indignations à la con et de multiples  choses à dire . Ces fiers connards ont véritablement un avis sur tout et, fidèles à la décomplexion tous azimut inaugurée par le président Sarkozy en son temps, ils l'étalent, l'affichent, sans vergogne, pudeur ni retenue, devant mes yeux ébahis et encore surpris qu'autant de connerie puisse exister. 

Fatigue

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En ce moment, à chaque fois que je promène ma lassitude et mon spleen sur le tchat où j'ai mes habitudes et que je me prends à humer l'indigente mélasse intellectuelle des pauvres bougres présents, un ennui lourd de plusieurs tonnes me tombe dessus. Mes paupières se ferment, mon corps s'affaisse, mon esprit se brouille. Je souffre corporellement de l'ennui. En lieu et place de ma révolte habituelle, quand je me trouve face à trop de laideur et de bêtise, ne subsiste qu'un profond silence, un dégoût résigné, une amertume fade. Mes mots sont partis, ma colère et ma force aussi. Si ces joyeux imbéciles n'étaient que cons passerait peut-être encore mais ils sont, de surcroît, mauvais comme des teignes. Affreux, sales et méchants, comme dans le film de Scola. Ah, Dieu ! que cette populace me rebute... Le problème n'est pour autant pas résolu quand je quitte ce lieu infâme. Ma fatigue est un immense ciel où je m'égare tout à fait. Je dors debout, assis, couché...

Interlude

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Jordan Hawkins Plays Blues

Sexy Summer

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Last Summer

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Ripley amoureux

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Pleine saison à Las Colinas

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Playa Blanca

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Playa blanca. Les hirondelles Glissent dans l’air. Température. Fin de soirée, villégiature. Séjour en couple, Individuel. Playa Bianca. Les girandoles Enroulées sur le palmier mort S’allument, et la soirée décolle, les Allemandes traversent le décor. Playa Blanca comme une enclave Au milieu du monde qui souffre, Comme une enclave au bord du gouffre. Comme un lieu d’amour sans entrave. Fin de soirée. Les estivantes Prennent un deuxième apéritif Elles échangent des regards pensifs Remplis de douceur et d’attente. Playa Blanca, le lendemain, Quand les estivants se dévoilent. Seul au milieu des êtres humains, Je marche vers le club de voile. Playa Blanca. Les hirondelles Glissent au milieu de la nature. Dernier jour de villégiature, Transfert à partir de l’hôtel ; Lufthansa. Retour au réel. Michel Houellebecq

Working Girl !

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Apéro

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- Quel est pour vous le plus joli mot de la langue française ? - Sublime ? Ou solitude peut-être... Mais ce mot-là est beau dans toutes les langues. Soledad,  solidão, solitudine, loneliness... - Et le plus laid ? - Apéro.

Musique du silence

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Toto n'apprécie pas que son papa ait l'esprit "djeuns", comme disent les vieux. Il s'enfuit toujours quand j'écoute de la musique électronique. Celle qui passe en discothèque. Toto est un vrai mélomane. Il n'aime que la musique du silence. Le chat (collage de Maxime Maximoff)

Extension du domaine de la lutte

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Il n'y avait que les vieux et les moches qui tentaient, lourdement, quelque chose avec moi. Les hommes qui me plaisaient, eux, ne faisaient jamais le premier pas. Ni même le deuxième d'ailleurs. Ils étaient passifs, cois comme des carpes. Je n'étais pas assez beau, je crois, pour susciter en eux une grande passion, ni même, à priori, un mouvement quelconque. C'était toujours à moi de gravir l'Everest, de me farcir tout le boulot de la séduction. Et pour un résultat, je le confesse, souvent décevant. Mitigé. Tiède. Vers la fin, l'envie, le goût de la conquête m'avait quitté. Je me laissais doucement gagner par la flemme, la torpeur, l'amertume. Je n'insistais plus, n'allais plus vers quiconque, et c'est comme cela, qu'au fil du temps, plus personne ne se soucia de moi.

Le chagrin

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Connais-tu l'herbe amère, le liseron la plante Toute noire et très belle enroulée dans la gorge Ô que quelqu'un la dise, ô que quelqu'un la chante Simplement sur le bruit d'un cœur et d'une horloge Et le train de Dunkerque au loin sur son refrain Le chagrin Cet animal familier, ce chien qui te traîne Dans les couloirs et les vieux escaliers du corps Il est un peu méchant pas très beau, mais tu l'aimes Il tire vers les ponts le soir quand tu le sors Et tu as beau être son maître, tu le crains Le chagrin Son couteau à douleur et sa gouge artisane À sculpter des oiseux de bois sur les potences Des épines aux lilas, des pétales aux larmes Et tout le désespoir qu'il faut à l'espérance C'est le meilleur de toi qui brille dans l'écrin Du chagrin Un jour il t'offrira son collier de morsures Un jour demain ta main prendra dans la corbeille Emplie de raisins ronds une grappe un peu sure Il a de belles vignes il soigne bien ses treilles Il a le temps po...

Peupler l'air froid des nuits (interlude)

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Plus belle

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Je crois que fréquenter les poètes rend mon âme meilleure. Par meilleure j'entends "plus belle". 

Nihil humanum mihi alienum puto

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Jeune homme, agaçant petit singe fanfaron, j'avais lu et fait mienne - lue je-ne-sais-où, sous la plume de je-ne-sais-qui - cette phrase que j'aimais bien répéter : "Rien de ce qui est humain ne m'est étranger." Cela, sans doute, pour bêtement et crânement signifier que j'étais moi aussi l'Homme universel , celui qui porte l'Humanité toute entière - ses innombrables vices tout autant que sa grandeur - en lui.  Aujourd'hui cependant, quand je regarde le monde, les hommes autour de moi, quand j'observe les divers agissements de mes contemporains, ausculte leurs motivations et contemple, désolé, l'absurdité de leur comportement, je penserais plutôt le contraire : A peu près tout chez ces étranges anthropoïdes peuplant la Terre m'est incompréhensible, radicalement étranger. Totalement largué et déconnecté du monde, je ne me reconnais plus qu'en quelques rares êtres solitaires, indolents, pacifiques et bons...

Stéphane

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Mon cousin Stéphane était un garçon très dissipé. Je l'étais aussi mais lui savait mieux cacher son jeu, il était plus rusé que moi. Il maîtrisait admirablement l'art de l'esquive et de l'enfumage quand moi je fonçais, naïvement, tête baissée. Mes tantes et grand-mère, ne s'embarrassant ni de nuances ni de scrupules, ne punissaient et ne grondaient donc que moi. Stéphane aimait me rendre fou. Il s'appropriait mes jouets par exemple ce qui me mettait dans des colères folles et le faisait jubiler. Il séduisait aussi mes petits camarades qui devenaient alors les siens, me laissant seul et désespéré... Son rire cependant était éclatant, très sonore, et d'une franchise dont seuls peuvent faire preuve les enfants. Je crois me souvenir, mais cela est tellement vieux, que nous nous touchions un petit peu dans son lit, lors des nuits chez ma tante. Par contre, je me rappelle avec exactitude du petit spectacle pervers qu'il me fit un jour de visite, à genou, nu da...

Ivre d'images 24

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