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Journal de bord d'un moins que rien (et plus encore)

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Voilà à peu près six mois que je n'ai pas bu. ça ne me manque pas. De toute façon c'est sans regret, je n'avais plus l'ivresse. Que le cafard, le bourdon, le bleu. J'ai traversé une belle période, comme on dit, j'étais joyeux. Moi qui ai les siffloteurs en horreur, je sifflotais un peu.... Et puis plus rien, le noir est revenu. Le vide, l'ennui, le spleen tout ça, la vieille galère. J'ouvre un livre pour le refermer. J'essaie de bricoler mais ça ne fonctionne pas. Une lassitude galactique s'est incrustée sur ma gueule, pèse sur mes épaules, sur le moindre de mes gestes. Je ne parle plus, je soupire... Ce mal est sans remède, je le crains, et la pluie, battant ma porte depuis plusieurs jours, n'arrange rien. Il n'y a plus qu'à se coucher, me dis-je, et attendre patiemment la prochaine trêve. 

Errare Humanum Est

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Si l'antipathie et les jugements négatifs de mon professeur m'ont tant marqués au fond, c'est que, déjà, malgré mon jeune âge, je les trouvais justifiés. Nul n'a senti autant que moi, je crois, sa nullité, sa vacuité, son vide intérieur. Les hommes que je croisais, que je lisais même, avaient tous une chimère qui les portait, ils étaient tous plus ou moins dupes de leur reflet. Pas moi. Je frimais sans y croire, pour donner le change, cacher, maladroitement et sans trop de succès, ma misère. Mon humour avait le goût des larmes. Je riais faux.  ERRARE HUMANUM EST Dans mon pauv' cogitum c'est motus j'ai des trous dans le revarium Mon curriculum c'est pas bonus Y a pas d'quoi tourner un péplum !

Logorrhéiquement vôtre

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"Doute de tout. Harcèle-toi toi-même" disait Blaise Lesire. Je n'avais pas attendu, pour ma part, qu'il l'écrive. "Vous êtes paranoïaque" me disait-il encore à la suite de mon professeur, qui ajoutait, lui, sibyllin et malicieux : "Les paranoïaques ont toujours raison..."  J'ai toujours tout pris pour moi, c'est ma façon de réfléchir. Quand j'ai un reproche à formuler me vient toujours, comme un réflexe, cette question : Et toi-même ? C'est pour cela que mon jugement est souvent troublé, jamais sûr, toujours changeant. "Le doute, écrivais-je jadis dans mes cahiers, est une bonne façon de se prévenir contre une connerie trop définitive." Et plus loin : "Un rien suffit à m'ébranler, me faire douter. Je suis une feuille dans le vent." Certain(e)s l'avaient bien compris et s'en servaient perversement, contre moi. "C'est bien de douter Max, me disait, amusée, une amie de jeunesse, mais à ce po...

Dub Démodé

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Mademoiselle , voulez-vous danser avec moi ce soir ?

Ma philosophie

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Plus rien ne me distingue aujourd'hui, je crois, du vieux pépère des 80's reluquant en bavant les nichons des jeunes femmes à plumes des variétés. Si chaque vie développe en soi une philosophie, une pensée, voilà où la mienne m'aura mené : Il n'y a rien qui vaille au monde une jolie paire de fesses. Sans doute, cette pensée-là, si peu élaborée, ne passera-t-elle pas à la postérité et ne sera pas étudiée dans les universités du monde à venir mais enfin, voilà, c'est le seul message que m'aura donné la vie. Au diable donc tous les livres et toutes les ambitions ! Je passerai le temps qu'il me reste à flâner devant des culs.

Ah la la

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Je suivais tout à l'heure les discussions sur un tchat public où un homme, intellectuellement bien au dessus de la faune présente, créait l'agitation. Tout en restant à peu près dans les clous, ses interventions étaient très méchantes et, comme il ne manquait pas d'esprit, étaient délicieuses. Il tira sur à peu près tout ce qui bougeait là puis, un peu lassé j'imagine, se retira. Son départ fut remarquable : un ennui affreux, accompagné d'une sorte de manque, tombèrent sur moi. Je suis, hélas, l'homme le plus seul et le plus désoeuvré du monde, alors je remarque ce genre de choses, elles influent sur mon humeur et mes pensées. Je constatais donc, encore une fois, que la vivacité d'esprit était souvent accompagnée de fiel, de perfidie. Je crus tout de même comprendre, en le lisant, que ce grinçant jeune homme, mais peut-être son profil mentait-il sur son âge, était du bord politique d'extrême droite, ce qui, malgré son talent et son charme, le rendait plu...

L'âge des ténèbres

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Dans la salle d'attente du néant

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Machin vous aime pour passer le temps, Bidule vous harcèle, Untel vous pourchasse sans relâche de sa haine maladive. Celui-ci, que vous méprisez, vous aime en secret, celui-là, que vous admirez, vous ignore. La solitude vous pèse, la compagnie vous indispose. Votre coeur fatigue. Votre langue aussi. Silence ? Inaccessible. Sagesse ? Idem. Pourtant vous n'êtes pas fou.  Un sourire ! Puis la nuit. Fugitive beauté, endémique laideur, universelle lassitude, ennui planétaire. Bêtise, partout. Dedans, dehors, partout. Abandon ? Impossible. Issue ? Nulle part. Grilles, chiens féroces, défense d'entrer, murs, partout. Liberté ? Nulle part. Néant ? Tapageur. Game Over ? Pas encore. Patience. Patience. Patience. Patience...

Ashton Blackwood

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Déjà attelé à l'écriture de mon grand roman, vers treize ans, je cherchais les noms de mes héros dans le magazine télé de ma grand-mère. Heureusement, me dis-je rétrospectivement, que cette oeuvre géniale, avec Ashley Cunningham, Ashton Blackwood et Bradford Wanegain comme protagonistes, n'ait jamais réellement vu le jour...

Un mauvais rêve

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J'ai rêvé d'un homme qu'aucun de mes mots ne pourraient décrire. D'ailleurs, il ne reconnaîtrait sûrement pas ce petit texte qui essaie de parler de lui. C'était un de ces êtres que rien ne peut réconcilier, qui vivent je-ne-sais-où, qui entendent, qui voient, qui goutent, je-ne-sais-quoi de plus subtil, de plus beau, de plus éthéré sans doute, que cette plèbe ordinaire qui peuple la terre. Et dont je fais partie. Près de lui, je retrouvais ce sentiment d'être éminemment vulgaire, grossier, médiocre, obscène. Sentiment violent, le pire de tous, que je connais par coeur, que j'ai souvent ressenti. Tout ce que j'aimais et jugeais haut n'était que vent, imposture, choses communes pour lui. Je n'avais rien vécu, rien connu, rien ressenti, d'élevé, de profond, de réel. Ma petite culture , mon moi, même, n'était qu'un mauvais dessin d'enfant, une caricature balourde. Existent-ils vraiment, ailleurs que dans mon imagination, ces hommes-l...

La passionata

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Comme on dit des guerres propres , existe-t-il des ruptures qui le soit ? Quand le désamour vous prend, que faire ? Déchirer, avec cruauté et sadisme, le coeur de l'autre ? Est-ce plus propre, moins lâche, que la fuite et le silence ? S'il m'est arrivé, par le passé, d'aimer passionnément, salement, méchamment, je trouve aujourd'hui, que me voici assagi, par l'âge sans doute et la monotonie d'une vie calme et sans surprises, tous les errements et dérèglements de la passion ridicules, ennuyeux, pour ne pas dire fâcheux. La prodigieuse énergie, le fanatisme mauvais qui animent les amoureux et les haineux m'effraie. Ne me distraient plus que les bluettes sentimentales, les romances à l'eau de rose et les bons sentiments. J'ai dit adieu aux tourments tragiques et à la folie sadomasochiste. Allez donc saloper un autre coeur, belles et beaux, le mien a déjà donné. Papi Max est aujourd'hui bien confortablement installé dans ses pantoufles, et il vou...

Un conte de fée

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Félicité au sous-sol

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N'ayant rien de précis, d'embêtant ni d'urgent à faire, je feuilletais en diagonale, mais en m'arrêtant souvent, le livre de Blaise Lesire, "Félicité au sous-sol". Ah, dieu, pensais-je en souriant tendrement, que j'aime cet homme...

Enfance

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Notre enfant intime, l'enfant qui sommeille en chacun de nous, Ortega y Gasset recommande de ne jamais l'oublier ni le taire.  "C'est lui, oui, lui, avec la chaleur de ses espoirs merveilleux, qui nous porte dans nos jours cafardeux et vides. Sans lui, dix fois dans une journée, on nous trouverait allongés au bord du chemin comme des chiens crevés." Ortega y Gasset. La vallée des ombres Takara Avec le temps "Le chagrin d'un enfant qui a perdu sa poupée est aussi grand que celui d'une femme perdant son amour. Les deux sont a considérer de la même façon" disait ma mère. "Les parents sont des crétins finis" ajoutait-elle en vissant le tire-bouchon. Blaise Lesire. Barbie Girl

Les amis de la pieuvre géante

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Vous savez danser la Bossa ?

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Une brillante avocate

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Couples

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C'est qui Daniel ? Encore une cliente de satisfaite

Le fan de liane Foly

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Vivement la fin du monde

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Les romanichels Caminando, caminando Toutes les lunes Enfant de la guerre SDF Novembre à Paris Né quelque part

Les démons de minuit

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Ils m'entraînent au bout de la nuit les démons de minuit

Dancing with My Rusty

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La vie c'est le chaos, la vie c'est le stress La vie c'est la panique, la vie c'est le cirque. La vie c'est le schwartz, la vie c'est le spleen La vie c'est la bataille, la vie c'est le choc. Alors quand je rentre le soir J'ai besoin d'un peu de douceur Mais si par malheur j'allume mon ordinateur Et que My Rusty apparaît Miracle, je me lève, je chante, je danse I am dancing, dancing, dancing ! I wanna dance with My Rusty I'm dancing with My Rusty Look at me, I'm dancing with Rusty ! I wanna dance with My Rusty Oh mon ami ne me regarde pas comme ça Ça n'est pas du tout ce que tu crois J'ai juste besoin d'un peu de douceur J'ai besoin d'un peu de... I wanna dance with My Rusty !

Efficace

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Pour se débarrasser d'un désir envahissant,  obsédant, importun, pour pouvoir, enfin soulagé,  penser a des choses plus sérieuses, - boire, par exemple -  il faut savoir être efficace ! Efficace

Désir désir

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Sans moi

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J'ai toujours intimidé les salopes. C'est ma malédiction. Elles se donnaient aux autres avec un appétit, une perversion phénoménale mais près de moi jouaient les timides, les vierges effarouchées. J'ai, malgré moi, constamment refroidi les ardeurs. Une putain ça n'insiste pas, ça suggère du bout des lèvres puis ça abandonne. Je n'ai jamais su saisir ma chance, je suis trop compliqué. Je n'aime pas dézinguer un trou sur un coin de table, j'ai besoin de plus de détours, de scénarios, d'hypocrisie. Pour l'hypocrisie, j'étais servi mais ça s'arrêtait là, le plus souvent. Tant pis ! Au diable la baise, la super défonce, la grande partouze aura eu lieu sans moi. Et la tendresse bordel !

Boyfriend à la demande

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Mes nuits avec Jack

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En contemplant la plastique parfaite, la gracieuse et maléfique innocence de ce jeune être, je songe avec mélancolie que je n'aurais jamais connu, dans ma vie, que l'amour malheureux. Je ne puis donc le concevoir, ni même simplement l'imaginer, heureux, épanoui, partagé. C'est là, je crois, ma plus lourde infirmité. Ma plus cinglante défaite... Jack, un ange du mal

Paul Baker

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Amazone, à la vie

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Le Marquis de l'O : Abat-jour Mademoiselle, sais-tu que tu as un boule qui chamboule ? Foxy Lady : S'il savait que tu le cites tu en ferais un bienheureux... Le Marquis de l'O : Ne perdons pas le fil, viens là. Un arrière-train d'enfer !

Chamboulé !

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Abat-jour Damoiseau !  Puis-je vous dire en tout bien toute horreur qu't'as un boule qui chamboule ?

Le complexe Saint Thomas

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Con

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En vérité, et si je devais être tout à fait honnête, je crois ne m'être intéressé à l'écriture, aux livres, aux choses élevées que par amour. J'étais amoureux de mon professeur. Pire ! Je l'admirais. Et je voulais absolument qu'il m'aime lui aussi. A ses yeux pourtant, je n'étais qu'un minable, une nullité, un zéro. J'aurais voulu, moi aussi, faire parti de cette caste, de cette élite qu'il affectionnait. Lui faire lire des choses sublimes et bouleversantes sur mes cahiers. Mais non, je n'étais décidément ni Radiguet ni Rimbaud, je n'étais qu'un pèquenot, un jeune potache à l'humour idiot. Un loser, un anti-héros, quand lui ne respectait que la bravoure et la noblesse. Il me méprisait. Mes petites branlettes tachées d'encre l'écoeuraient et je n'aurai jamais véritablement, avant aujourd'hui, je crois, surmonté son dégoût pour moi. "Prouve-moi que j't'aime" semblait-il me dire. Je n'y suis jama...

Plus rien

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Comment parler de cet endroit ?  De cette dépossession, cette nudité...  Ce n'est pas encore le silence  mais ça y ressemble beaucoup... Le roi est nu   mais il n'y a plus de roi. Il n'y a plus rien.

Une lettre (extrait)

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(...) Le temps passant on voit moins de monde... Chacun a sa vie, c'est normal. Tout de même, on est bien seulet dans cette grande maison... Heureusement les beaux jours reviennent, je vais être occupée au jardin. Je vous embrasse chère, et pense fort à vous.

Soirée DVD

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ZEROVILLE Reflet dans un diamant mort

Des solos de silence

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On le savait depuis longtemps Les cordes cassent avec le temps Y a plus qu'des solos de silence Cachés derrière les apparences Jean-Jacques Thibaud

J'ai le coeur Chamallow

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Confortablement installé sur mon lit, j'écoute le thème de  La leçon de piano et le souffle épique de ce film me revient en nostalgie. Cet air de romanesque, qui fait rêver les midinettes, est bien agréable, il fait doucement bobo à l'âme. Un de ces bobos tendres, parfum mélancolie, qu'on aime bien cajoler les jours de pluie. Ah ! La vie est tellement houellebecquienne, tellement vide et basse, tellement routinière, sans imagination et sans plaisirs... Ce matin frais de Mai, emmitouflé sous la laine, j'ai envie de clichés à la framboise, de câlins à la vanille et de garçons au chocolat. Le bonheur qu'est-ce que ça rend bêta !