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Affichage des articles associés au libellé Mélancolie

Bien vu, Marcel !

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(...) Les fleurs qu'on retrouve dans un livre  dont le parfum vous enivre Se sont envolés pourquoi ? Charles Trenet. Ce qu'écrivait Proust sur la lecture est très vrai. Ce n'est pas tant les livres lus, eux-même, que nous affectionnons, ou détestons, mais bien plutôt l'époque, bénie ou haïe, où nous les lisions pour la première fois, et qu'ils nous rappellent. En les rouvrant nous revient au coeur le parfum familier des jours enfuis. Et ce n'est pas tant parce que c'était mieux avant , que nous sommes heureux de les retrouver mais enfin voilà, nous étions plus jeune. Avec tout ce que cela peut comporter de découvertes, d'innocence, pourquoi pas, et de verdeur. Aujourd'hui, il est certain que la suite répétée de nos échecs et de nos malheurs nous a comme guéri de l'enthousiasme, de cette joie toute simple, naïve, d'être au monde ou des trop grands chagrins d'antan, aux allures de tragédies, que nous aimons évoquer les jours de pluie, comme...

Les amis de la pieuvre géante

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Vous savez danser la Bossa ?

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Désir désir

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Des solos de silence

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On le savait depuis longtemps Les cordes cassent avec le temps Y a plus qu'des solos de silence Cachés derrière les apparences Jean-Jacques Thibaud

Seul sur la Terre

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Variation

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La réponse de Catherine Lara à la question insidieuse de Denisot : "Que regardez-vous en premier chez un homme ?" - "Sa femme !" n'était pas seulement drôle et maline, elle était aussi profonde. C'est vrai que le choix de la personne avec laquelle on vit, partage notre quotidien, en dit assez long sur nous. Mais, à la rigueur, on pourrait dire cela d'à peu près tout nos choix, tout nos goûts. Tout est signifiant, comme dirait l'autre. Et puis rien. Car il doit exister, en tout homme, je l'espère, une part d'échappée belle, de pas sur le coté, de liberté qui nous affranchit de tout ce qui nous lie, nous définit, nous englue dans la pâte amère du réel. Mon ami est adorable, et il est fort probable que nous finissions notre petit passage sur terre collés l'un à l'autre, mais notre compagnonnage est surtout le fruit du hasard, je penserais même, du malentendu. Les choses arrivent et puis c'est tout comme dirait peut-être Céline. On ne...

Dans le dix mille

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Elle croit m'en remontrer avec ses phrases bien tournées, assassines, au vitriol - Ha ha ha ! ça, c'est bien envoyé Marinette ! - sauf que je lui ai déjà répondu, moi. Il y a dix ans maintenant. C'est publié, c'est trouvable. Alors je baille, patient, je souris, aimable, silencieux, un brin lassé par cette nouveauté éventée, par ce clash dépassé, et m'en reviens dans le futur, là où je vis aujourd'hui. Sans elle.

C'est quand qu'on va où ?

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Carla Bruni pense que les vrais gens ont une vie de rien . Alors que sa vie à elle, avec Nicolas Sarkozy, ce n'est pas rien. On se demande parfois ce qui lui a tant plu chez le marchand de tapis hongrois. Sa Rolex à cinquante ans ? Son maniement du Karcher dans les banlieues ? Son travailler toujours plus pour gagner toujours moins ? Mystère et boule de conne. Toutefois, en dépit de ses errances, cette longue chatte minaudeuse fredonne plutôt joliment, et c'est cela qui est tant agaçant : Alors que nous voudrions la mépriser une fois pour toutes et l'oublier pour de bon, nous ne pouvons nous empêcher d'être charmé quand nous croisons, au détour d'un disque ou d'une compil, son petit filet de voix cassée. C'est quand qu'on va où ?

Bonheur en mineur

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J'ai toujours aimé écrire. Ou plutôt créer . Des bidules, des machins. J'ai eu très tôt la manie de l'expression. Comme je ne savais rien faire de mes dix doigts, je n'étais pas bricoleur, c'est naturellement que je me dirigeais vers l'écriture, le dessin. Ma mère a conservé quelques vieux cahiers de mon enfance. J'y collais des images, sur lesquelles je passais du feutre, écrivant en marge de petits slogans drolatiques. Adolescent, je commençais mille romans que j'abandonnais toujours après deux ou trois phrases. Je voulais créer, oui, c'est vrai, mais je ne savais pas quoi. Mon professeur, à qui je faisais lire quelques pages de mes carnets me conseillait : "Ce n'est pas encore ça. Demandez-vous sérieusement pourquoi vous ne finissez jamais un texte..." Je n'aimais pas mon écriture. Ecrire à la main me demandait trop d'efforts, je détestais ça. Ma pensée, ma parole, courant toujours plus vite que ma plume, je perdais rapidemen...

C'est comme un jour

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Louise & Luigi

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Rien n'est fini

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La vie (sauve qui peut)

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Sauve qui peut La vie

Vieillard lubrique

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Vaut-il mieux être soi, coûte que coûte, quitte à se ridiculiser ou bien modérer sa folie afin de préserver un semblant de dignité ? Ma grand-mère avait un frère homosexuel. Bien sûr, personne n'en parlait, c'était un secret de Polichinelle. Ce type, du fin fond d'un autre âge, passait pour un original, et il l'était, mais il était surtout très attiré par les jeunes hommes, voire même les adolescents. Tous les jours, il prenait sa petite voiture sans permis et se rendait au centre commercial de son village pour papoter et faire le pitre avec la jeunesse inculte qui traînait là son désoeuvrement. Il était, on s'en doute, avec ses casquettes, ses marcels et ses bermudas, la risée et la mascotte des petits lascars, pas si dupes de son manège. Oui, il était vraiment affreux quand j'y pense ce vieillard libidineux et, jeune adolescent, il me dégoûtait un peu, me faisait vaguement pitié. Heureusement, je sais mieux me tenir que lui et feindre facilement d'être un ...

Je n'ai pas le temps !

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N'avoir rien accompli / Mourir en surmené Alain Klingler. Je suis, j'ai toujours été, ce que les messieurs du monde d'avant appelaient un jeanfoutre, un incapable, un branleur. Bon à rien, mauvais en tout, je ne sais pas lire l'heure sur les cadrans, je ne sais pas faire mes lacets ni même visser une ampoule. Ma sensibilité malade, mon tempérament fiévreux, ne supporte aucune contrainte, aucun impératif. Si je dois poster une lettre, répondre à un courrier, faire une mise à jour ou payer une facture, je tombe en burn-out. Ma vie, la plus vide et monotone qui soit, me va toujours trop vite. Sans rien avoir à faire, vous me trouverez surchargé.  Dans la salle d'attente qu'est ma vie, je fais les cent pas en répétant : je n'ai pas le temps, je n'ai pas le temps !

Comment je me sens

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Aujourd'hui, je me sens comme un lunatique au soleil, un rêveur insomniaque, un cascadeur en porcelaine, une femme sans amants. Je me sens comme un nationaliste expatrié, un homosexuel au Sénégal, un dictateur sur la lune, un rockeur en Ehpad. Je me sens comme une victoire amère, une poupée sans tête ou une reine sans couronne. Je me sens comme un agent immobilier à la rue, un fêtard dépressif, un fanatique sans idole, une rue sans nom, un amour oublié. Je me sens comme un objet trouvé, comme une boussole perdue, une chaussette trouée ou un chewing-gum écrasé. Je me sens comme une nouveauté obsolète, un cocu infidèle, un cocktail sans alcool. Je me sens comme une guerre propre, comme une sale nuit, une tronche de cake ou une belle ordure. Je me sens like a motherless child , comme une pute au couvent, comme un lion dans une cage, un artiste sans oeuvre, un mélomane sourd.

Le fils de Mesrine

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Après un peu plus de deux décennies, j'ai eu, tôt ce matin, des nouvelles de mon père. La gendarmerie d'un bled paumé me sortit de ma courte nuit pour avoir quelques informations . Ce brave homme, à plus de soixante-dix ans, serait encore mêlé à une sombre affaire. Je ne peux rien vous dire répondit le chef Nadeau quand je l'interrogeais sur la gravité du méfait. N'ayant pour ma part aucune information à fournir, il me dit que, sauf désir du magistrat, ils ne devraient plus m'importuner. Pauvre homme... pensais-je en raccrochant, mi-attristé, mi-amusé. J'appelais sur-le-champ ma mère pour lui raconter l'histoire et nous fumes pris, tous deux, d'un immense fou-rire. Teinté, cependant, d'une vague tristesse...

Amours (j'sais pas plaire)

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Va savoir...

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Jeune homme on me trouvait imbécile. Plus vieux on me pensa plutôt malade. La vérité doit se trouver entre les deux.