Le fils de Mesrine


Après un peu plus de deux décennies, j'ai eu, tôt ce matin, des nouvelles de mon père. La gendarmerie d'un bled paumé me sortit de ma courte nuit pour avoir quelques informations. Ce brave homme, à plus de soixante-dix ans, serait encore mêlé à une sombre affaire. Je ne peux rien vous dire répondit le chef Nadeau quand je l'interrogeais sur la gravité du méfait. N'ayant pour ma part aucune information à fournir, il me dit que, sauf désir du magistrat, ils ne devraient plus m'importuner.
Pauvre homme... pensais-je en raccrochant, mi-attristé, mi-amusé. J'appelais sur-le-champ ma mère pour lui raconter l'histoire et nous fumes pris, tous deux, d'un immense fou-rire. Teinté, cependant, d'une vague tristesse...

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