J'ai entendu sa voix tout à l'heure, après toutes ces années. Et je l'ai trouvé affreuse, déplaisante, dérangeante. La vie me déchire le coeur...
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Freddie Mercury
Divas
- Les actrices de Soap Opera des années quatre-vingt, je pense à Joan Collins ou Donna Mills, sont les dernières vraies divas. Ces femmes étaient les dignes héritières, version discount, télé, de leur prestigieuses ainées du cinéma, les Stars Greta Garbo, Marlene Dietrich, Ava Gardner... Aujourd'hui, quand tu tapes "Diva" sur l'internet, tu ne tombes plus que sur d'immondes babouines incultes, des tapins de banlieues à la sauce Bling Bling, c'est dégoûtant. Tu crois que ces simiesques morues plaquées or ont inventé le Twerk en se décrottant le cul ? J'aurais voulu être une vamp La putain publicitaire
Ah la la
Je suivais tout à l'heure les discussions sur un tchat public où un homme, intellectuellement bien au dessus de la faune présente, créait l'agitation. Tout en restant à peu près dans les clous, ses interventions étaient très méchantes et, comme il ne manquait pas d'esprit, étaient délicieuses. Il tira sur à peu près tout ce qui bougeait là puis, un peu lassé j'imagine, se retira. Son départ fut remarquable : un ennui affreux, accompagné d'une sorte de manque, tombèrent sur moi. Je suis, hélas, l'homme le plus seul et le plus désoeuvré du monde, alors je remarque ce genre de choses, elles influent sur mon humeur et mes pensées. Je constatais donc, encore une fois, que la vivacité d'esprit était souvent accompagnée de fiel, de perfidie. Je crus tout de même comprendre, en le lisant, que ce grinçant jeune homme, mais peut-être son profil mentait-il sur son âge, était du bord politique d'extrême droite, ce qui, malgré son talent et son charme, le rendait plu...
Journal de bord d'un moins que rien (et plus encore)
Voilà à peu près six mois que je n'ai pas bu. ça ne me manque pas. De toute façon c'est sans regret, je n'avais plus l'ivresse. Que le cafard, le bourdon, le bleu. J'ai traversé une belle période, comme on dit, j'étais joyeux. Moi qui ai les siffloteurs en horreur, je sifflotais un peu.... Et puis plus rien, le noir est revenu. Le vide, l'ennui, le spleen tout ça, la vieille galère. J'ouvre un livre pour le refermer. J'essaie de bricoler mais ça ne fonctionne pas. Une lassitude galactique s'est incrustée sur ma gueule, pèse sur mes épaules, sur le moindre de mes gestes. Je ne parle plus, je soupire... Ce mal est sans remède, je le crains, et la pluie, battant ma porte depuis plusieurs jours, n'arrange rien. Il n'y a plus qu'à se coucher, me dis-je, et attendre patiemment la prochaine trêve.
Logorrhéiquement vôtre
"Doute de tout. Harcèle-toi toi-même" disait Blaise Lesire. Je n'avais pas attendu, pour ma part, qu'il l'écrive. "Vous êtes paranoïaque" me disait-il encore à la suite de mon professeur, qui ajoutait, lui, sibyllin et malicieux : "Les paranoïaques ont toujours raison..." J'ai toujours tout pris pour moi, c'est ma façon de réfléchir. Quand j'ai un reproche à formuler me vient toujours, comme un réflexe, cette question : Et toi-même ? C'est pour cela que mon jugement est souvent troublé, jamais sûr, toujours changeant. "Le doute, écrivais-je jadis dans mes cahiers, est une bonne façon de se prévenir contre une connerie trop définitive." Et plus loin : "Un rien suffit à m'ébranler, me faire douter. Je suis une feuille dans le vent." Certain(e)s l'avaient bien compris et s'en servaient perversement, contre moi. "C'est bien de douter Max, me disait, amusée, une amie de jeunesse, mais à ce po...
A mon dernier trépas
J'auscultais mon coeur tout à l'heure. Je l'interrogeais. - Est-il vrai Mauricette que tout est fini pour nous ? Il restait silencieux, impassible, sec comme un vieux sage. Il fallait bien que je me rende à l'évidence, c'était terminé la rigolade, la super bamboche à Dédé. Plus personne ne provoquait en moi cet émoi obsessionnel, acharné et délirant qui me tenait lieu, en mes vertes années, de sentiment amoureux. Une survivance seulement ! Ma passion triste pour Nicolas n'était pas encore tout à fait éteinte, alors je lui écrivis sur son mur Instagram, au vu et au su de tous ses frétillants collègues, qu'il fallait impérativement qu'il respecte ma dernière volonté, exauce mon dernier voeu. Je le voulais absolument cul nu sur mon visage, le jour de mon dernier trépas. Et c'est dans ce cul adoré, adulé, idolâtré par ma langue maternelle, que, réconforté, consolé par sa douceur exquise, divine et éternelle, je pousserais mon plus profond, mon immortel e...
Ma philosophie
Plus rien ne me distingue aujourd'hui, je crois, du vieux pépère des 80's reluquant en bavant les nichons des jeunes femmes à plumes des variétés. Si chaque vie développe en soi une philosophie, une pensée, voilà où la mienne m'aura mené : Il n'y a rien qui vaille au monde une jolie paire de fesses. Sans doute, cette pensée-là, si peu élaborée, ne passera-t-elle pas à la postérité et ne sera pas étudiée dans les universités du monde à venir mais enfin, voilà, c'est le seul message que m'aura donné la vie. Au diable donc tous les livres et toutes les ambitions ! Je passerai le temps qu'il me reste à flâner devant des culs.
La vie
C'est quand qu'on va où ?
Carla Bruni pense que les vrais gens ont une vie de rien . Alors que sa vie à elle, avec Nicolas Sarkozy, ce n'est pas rien. On se demande parfois ce qui lui a tant plu chez le marchand de tapis hongrois. Sa Rolex à cinquante ans ? Son maniement du Karcher dans les banlieues ? Son travailler toujours plus pour gagner toujours moins ? Mystère et boule de conne. Toutefois, en dépit de ses errances, cette longue chatte minaudeuse fredonne plutôt joliment, et c'est cela qui est tant agaçant : Alors que nous voudrions la mépriser une fois pour toutes et l'oublier pour de bon, nous ne pouvons nous empêcher d'être charmé quand nous croisons, au détour d'un disque ou d'une compil, son petit filet de voix cassée. C'est quand qu'on va où ?

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