Fugue
Vivre seul, en retrait, un peu à coté du monde, de ses pompes et de la vie, cela détache. Des hommes grossiers qui guerroient, qui bataillent et qui luttent en permanence. On devient un peu impuissant, un peu cloche, un brin délavé comme style de gars. Y a pas plus paisible qu'un naufragé, qu'un abandonné de la vie. Alors que le monde court à sa perte, le vagabond suit l'infernale débâcle en sifflotant. Musardeur dilettante, voleur de rêves et d'occasions, il attend calmement. Il attend à vide . A peu près rien, à peu près rien du tout. Lors des défilés, vous l'apercevrez peut-être. Il rira : Vive la sieste !