Pas très clair !
Ma mère était très remontée tout à l'heure. Son frère, mon oncle, vit avec une femme toxique, une mégère qui lui a pourri la vie et continue sur ses vieux jours. Personne, à commencer par lui, ne peut l'encadrer cette bonne femme. Et voilà ma mère, comme tous les mercredis, me racontant ses nouveaux méfaits en confectionnant une omelette au fromage. Cela fait maintenant des années que le disque tourne en boucle et je m'étonne, un brin agacé, qu'il ne l'ait pas encore quitté. Vivre avec son bourreau, il doit quand même un peu y trouver son compte, lui dis-je. Depuis tant d'années, mince !
Mon oncle a connu cette fausse blonde à la poitrine opulente, j'étais encore marmot, je devais avoir sept ou huit ans, et déjà elle défrayait la chronique familiale. Je la soupçonne même, en ces temps glorieux ou nous étions leurs voisins, mes parents et moi, d'avoir couché avec mon père, lors de leurs après-midis de chômeurs. Le soir, quand nous rentrions, ma mère, du travail, et moi, de l'école, cette petite débile facétieuse se faufilait comme une ombre, sans dire bonjour ni merde, pour se rentrer incognito chez son cocu de mari. Ambiance, ambiance : Mon enfance fut un poème, épique et bouleversant. Bref, je ne comprend pas que mon oncle, que je connais très peu il est vrai - il ne s'est jamais intéressé à moi (Je crois qu'il n'aimait pas trop les pédés), de mon coté, je le trouvais extrêmement dégoutant et vraiment trop con (en vérité, j'ai réalisé, il y a peu, en le voyant plus souvent suite à mon déménagement dans la maison de mes grands-parents, que je ne l'avais jamais connu sobre. Je ne devais le croiser qu'après treize heure et c'est le matin que ce brillant homme est à jeun.) - qu'il ne l'ait pas, disais-je, depuis tout ce temps où elle l'emmerde - elle l'aurait isolé de toutes ses connaissances : les braves pochetrons du football club - foutu dehors. Une minette attardée, à la limite du cassos, tyranniser et soumettre toute une famille c'est quand même fort de café, non ? Je me demande donc, en parfait honnête homme, s'il n'y trouve pas finalement son compte dans cette relation, le vieux soiffard. La dame, rendez-vous compte ! aurait fait de sa morne turne un fumoir. Mais allez savoir si cette rachitique pétasse ne lui écrase pas ses mégots sur la bite, les soirs d'intimité ? Si l'on fouillait dans leurs placards, croyez-vous que nous y trouverions les dessous, pas si chics, de l'affaire ? L'explication pathétique de cet inter-minable mélodrame ?Allez savoir ! Ma mère est furieuse - elle aime vraiment son frère -, elle ne veut plus rien entendre, je ne suis qu'un sacripant, un voyou, qui ne respecte rien ni personne ! Bon, bon, comme elle voudra, je me tais.

Commentaires
Enregistrer un commentaire