Les immortelles
Ton coeur en peine sèche
n'a plus de quoi s'offrir
les larmes de l'automne
qui tarde à revenir
Et tu restes fidèle
à l'été révolu
De ce dernier bonheur
Volé au temps perdu
Tu vis sans y penser
des jours si monotones
nul ne vient à passer
et ton coeur s'en étonne
Tu n'as plus de chagrins
près de la cheminée
mais tu ne sens plus rien
tout comme ce bouquet
Tu colores tes jours
mais devant ton miroir
Libéré des passions
tu n'as dans le regard
que le calme profond
d'un tableau familier
à l'ombre des pensées
que l'oubli a tressé
Tes amours éternelles
jamais ne faneront
comme les immortelles
passent au travers des saisons
Daniel Boublil / Catherine Lara

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