Le plus grand des périls


Alors vivre,
mes domestiques s'en chargent.
En long et puis en large.
Faites que plus rien n'arrive...
Vivre,
mes domestiques s'en chargent.
Je le dis sans ambages,
Je ne peux plus vous suivre...
Alain Klingler.

J'écoute la chanson "Parce que (je t'aime)" de Barbara et une tristesse vague m'envahit. Ce désamour insidieux, cette lente dérive vers la fin d'une histoire, quand l'autre s'en va sur la pointe des pieds, je ne crois plus être en mesure de le vivre. Si un proche, aujourd'hui, venait, pour X raisons, à disparaître de ma vie, je ne sais pas du tout comment je réagirais. Sans doute ferais-je l'autruche, pour ne pas voir et ne pas penser... Je n'ai jamais été un aventurier. Je n'ai jamais "croqué la vie à pleines dents", "brulé la chandelle par les deux bouts", tout ça. Indiana Jones, James Dean étaient trop agités pour moi. Pourtant, il m'est arrivé, comme par accident et sans l'avoir souhaité, de tomber amoureux, moi aussi. Ce fut les expériences les plus désastreuses et les plus douloureuses de ma vie *(clic) Aujourd'hui, en parfait adepte de "la vie douillette", je ne sors plus des sentiers battus ni de ma "zone de confort", comme on dit. Bien confortablement, bien bourgeoisement installé dans le monde, je traîne une dolce vita aux allures d'andante mélancolique. Proche du silence, voisin de l'automne, j'espère simplement, et de tout mon coeur, ne plus jamais recroiser la passion car, dans mon état de fragilité extrême, c'est à dire merveilleusement disposé, et plus que je ne l'ai jamais peut-être été, à aimer pleinement, sincèrement, je ne donne pas cher de ma peau.

L'uomo che garda

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