Sans moi
J'ai toujours intimidé les salopes. C'est ma malédiction. Elles se donnaient aux autres avec un appétit, une perversion phénoménale mais près de moi jouaient les timides, les vierges effarouchées. J'ai, malgré moi, constamment refroidi les ardeurs. Une putain ça n'insiste pas, ça suggère du bout des lèvres puis ça abandonne. Je n'ai jamais su saisir ma chance, je suis trop compliqué. Je n'aime pas dézinguer un trou sur un coin de table, j'ai besoin de plus de détours, de scénarios, d'hypocrisie. Pour l'hypocrisie, j'étais servi mais ça s'arrêtait là, le plus souvent. Tant pis ! Au diable la baise, la super défonce, la grande partouze aura eu lieu sans moi.
Et la tendresse bordel !

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