Je dépose les larmes.
Anonyme.
De plus en plus souvent lui apparaissait le pathétique, le dérisoire de ses actions. Le bavardage et l'agitation planétaire le dégoutaient chaque jours davantage. Ce vain désir d'exister, d'être vu, lu, apprécié, l'écoeurait. Il jeta son téléphone, son ordinateur portable et s'enferma. Hélas, il s'aperçu bien vite du ridicule de cette action aussi : il passait ses journées à guetter la venue d'un éventuel ami qu'aurait inquiété son absence. Mais nul ne venait, il avait été superbement oublié. Son silence, sa révolte lui apparurent alors aussi insignifiants que tout le reste. Même son suicide, songeait-il, n'alarmerait personne. La grande indifférence du monde lui tomba alors sur la tête. Il s'assit par terre et il pleura.
Commentaires
Enregistrer un commentaire