La passionata
Comme on dit des guerres propres, existe-t-il des ruptures qui le soit ? Quand le désamour vous prend, que faire ? Déchirer, avec cruauté et sadisme, le coeur de l'autre ? Est-ce plus propre, moins lâche, que la fuite et le silence ? S'il m'est arrivé, par le passé, d'aimer passionnément, salement, méchamment, je trouve aujourd'hui, que me voici assagi, par l'âge sans doute et la monotonie d'une vie calme et sans surprises, tous les errements et dérèglements de la passion ridicules, ennuyeux, pour ne pas dire fâcheux. La prodigieuse énergie, le fanatisme mauvais qui animent les amoureux et les haineux m'effraie. Ne me distraient plus que les bluettes sentimentales, les romances à l'eau de rose et les bons sentiments. J'ai dit adieu aux tourments tragiques et à la folie sadomasochiste. Allez donc saloper un autre coeur, belles et beaux, le mien a déjà donné. Papi Max est aujourd'hui bien confortablement installé dans ses pantoufles, et il vous emmerde !

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