(...) Les fleurs qu'on retrouve dans un livre dont le parfum vous enivre Se sont envolés pourquoi ? Charles Trenet. Ce qu'écrivait Proust sur la lecture est très vrai. Ce n'est pas tant les livres lus, eux-même, que nous affectionnons, ou détestons, mais bien plutôt l'époque, bénie ou haïe, où nous les lisions pour la première fois, et qu'ils nous rappellent. En les rouvrant nous revient au coeur le parfum familier des jours enfuis. Et ce n'est pas tant parce que c'était mieux avant , que nous sommes heureux de les retrouver mais enfin voilà, nous étions plus jeune. Avec tout ce que cela peut comporter de découvertes, d'innocence, pourquoi pas, et de verdeur. Aujourd'hui, il est certain que la suite répétée de nos échecs et de nos malheurs nous a comme guéri de l'enthousiasme, de cette joie toute simple, naïve, d'être au monde ou des trop grands chagrins d'antan, aux allures de tragédies, que nous aimons évoquer les jours de pluie, comme...
L'équipe aime bien la nouvelle DRH Hier encore j'avais vingt ans (le petit stagiaire) Steve a des problèmes de transit. Marie-Laure a apporté des pruneaux. Dream at Work Pause café avec le nouveau comptable. J'vais t'baiser comme le garçon d'honneur du mariage de ma soeur Donne ton coeur à un trader. Oups, Antonio m'a trouvé ! Motherfucker Yeah !
Bien que n'étant pas tout à fait un imbécile fini, parfois, que de cécité, que de surdité ! Il m'arrive bien souvent, à moi aussi, de me laisser séduire par les sirènes du quotidien, de la bêtise, de l'abrutissement. Heureusement, ma sensibilité, inquiète et tourmentée, me ramène toujours, à un moment ou à un autre, au silence pâle de la Vérité, m'arrime au port de l'essentiel et me fait regarder, la gorge nouée et le coeur empli d'effroi, l'ineffable en face.
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